Le pouto ou poutoorou est bien plus qu’un simple couvre-chef. Autrefois réservé aux rois, marabouts et notables, il symbolisait le prestige et l’appartenance à la communauté peule.
Aujourd’hui, Mohamed Lamine Niakaté, jeune entrepreneur de 33 ans, insuffle une nouvelle vie à cet accessoire patrimonial. Entre tradition et modernité, il propose des pouto aux motifs colorés et audacieux, sans trahir l’esprit originel. Les neuf carreaux du bonnet rappellent les neuf provinces du Fouta théocratique, tandis que certains modèles arborent la carte de l’Afrique ou de la Guinée. D’autres encore s’inspirent de la tresse djoubhaadé, jadis portée par les femmes peules.

À travers ses créations, Niakaté transforme le pouto en un véritable objet de mode, tout en perpétuant l’héritage culturel du Fouta-Djallon.











